CSS

Le CSS est fascinant pour plusieurs raisons :
– D’abord, parce qu’on débat encore s’il s’agit réellement d’un langage.
– Ensuite, parce qu’il règne sans concurrence sur le web, aux côtés du HTML. HTLM/CSS, le couple obligatoire pour le web.

Habituellement, l’absence de concurrence mène à la stagnation. Mais pas pour le CSS. Il évolue, et il le fait de manière unique.

𝗙𝗿𝗮𝗺𝗲𝘄𝗼𝗿𝗸𝘀 : 𝗱𝗲 𝗕𝗼𝗼𝘁𝘀𝘁𝗿𝗮𝗽 𝗮̀ 𝗧𝗮𝗶𝗹𝘄𝗶𝗻𝗱
Si aujourd’hui TailwindCSS domine, il fut un temps où Bootstrap était roi (et certains, comme moi, préféraient Foundation).
Pourquoi Bootstrap a-t-il perdu sa place ? Parce qu’il n’était plus indispensable. Son principal atout, une grille simple et pratique, a été éclipsé par les évolutions natives du CSS (comme Flexbox et Grid Layout).

Est-ce que Tailwind va survivre ou est-ce que le CSS intégrera des logiques similaires, afin de cannibaliser les avantages de Tailwind ? Et surtout, quand ?

𝗣𝗿𝗲́𝗽𝗿𝗼𝗰𝗲𝘀𝘀𝗲𝘂𝗿𝘀 : 𝗹𝗮 𝗺𝗼𝗻𝘁𝗲́𝗲, 𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗿𝗲𝗰𝘂𝗹
Autrefois, pour bénéficier de variables ou de fonctions, on devait passer par un préprocesseur comme Sass ou Less. Aujourd’hui, ces fonctionnalités sont intégrées nativement dans le CSS.
Certes, sur de gros projets, les préprocesseurs conservent une utilité pour pousser plus loin. Mais dans beaucoup de cas, le CSS natif suffit désormais.

𝗨𝗻𝗲 𝗲́𝘃𝗼𝗹𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗺𝗲́𝘁𝗵𝗼𝗱𝗶𝗾𝘂𝗲
Le CSS semble suivre une stratégie efficace :
1. Observer : Laisser frameworks et préprocesseurs expérimenter.
2. Valider : Repérer les innovations plébiscitées par la communauté.
3. Intégrer : Les adopter en natif, une fois leur valeur prouvée.

𝗨𝗻𝗲 𝗯𝗼𝘂𝗰𝗹𝗲 𝘀𝗮𝗶𝗻𝗲… 𝗲𝘁 𝘂𝗻 𝗽𝗲𝘂 𝘀𝗮𝗱𝗶𝗾𝘂𝗲
Le CSS, en quelque sorte, élève ses enfants pour mieux les dévorer. Frameworks et préprocesseurs servent de laboratoire avant d’être rendus obsolètes par les standards natifs.
Cela garantit un langage qui avance sans cesse, tout en restant universel.

Et si les autres langages pouvaient s’inspirer de cette logique ?
Par exemple, JavaScript pourrait s’inspirer de TypeScript et tuer TypeScript.

Article d’origine : voir mon post Linkedin.